Dans le cadre de la lutte contre l’échec scolaire et dans les démarches pour la gestion du stress à l’école, au milieu professionnel ou à la maison, l’intelligence émotionnelle (QE) ou la capacité à maîtriser et exploiter ses émotions sont essentielles.

 La Science de l’Intelligence Émotionnelle

Si l’importance des émotions dans nos vies vient juste d’être reconnue par la science moderne, elle a été néanmoins enseignée depuis l’aube de l’humanité par les grandes philosophies spirituelles.

La connaissance et la maîtrise de soi, comme seuls moyens d’évolution et d’illumination, sont les préceptes de base du Bouddhisme et d’autres philosophies ancestrales. L’introduction de leurs pratiques, comme la méditation, a inspiré un grand nombre de chercheurs à appliquer cette science au but thérapeutique et éducatif.

Une tel exemple est la regrettée Professeur universitaire Dr. Candace Pert, Chef de la section sur la biochimie du cerveau, direction neurosciences cliniques, à l’Institut National de Santé Mentale (NIMH), Chef du programme de recherche du département de physiologie et de biophysique à l’Université de Médecine de Georgetown, Washington, DC, la scientifique prodige qui a découvert en 1972 les endorphines. Sa grande découverte a changé pour toujours la vision que le monde de la neuroscience avait sur les émotions et leur impact sur notre santé.

« Les émotions créent toujours un courant spécifique de peptides dans le corps et influencent notre biologie », poursuit le Dr Pert dans son livre Les molécules des émotions.

 Selon comment nous nous sentons, nos molécules agissent. Au niveau microbiologique, Dr. Pert a pu prouver la véridicité ancestrale du lien ‘corps-esprit’. Elle nous indique que non seulement le corps et l’esprit sont liés, mais qu’ils ne sont pas séparés.

« C’est un système fait de réponses rétroactives qui marchent dans les deux sens. Les émotions transforment littéralement l’esprit en matière, et à chaque fois qu’il y a production de peptides cela crée de la psyché. Le corps et l’esprit sont intrinsèquement liés, dans un sens ils ne font qu’un ».

Les émotions jouent un rôle crucial dans l’apprentissage et la performance dans tous les domaines. Notre état affectif dicte le niveau d’attention qu’on prête à une matière ou à une tâche, et le degré de notre motivation et d’implication.

« Les émotions sont constamment en train de réguler ce que nous expérimentons comme étant la « réalité ». Une fonction des émotions est de nous permettre de décider ce à quoi nous devons prêter notre attention », souligne le Dr Pert.

À ce propos, un des problèmes principaux avec lequel le système éducatif actuel se confronte est exactement le manque d’engagement et d’attention en classe des élèves. De même, tout employeur se heurte aux mêmes problèmes quand il s’agit de la motivation et de la performance de ses employés.

Les émotions jouent un rôle vital sur la mémoire, la cognition et le comportement. La mémoire affective du système limbique est reconnue comme plus puissante que la mémoire active du cortex. Les souvenirs formés au cours d’un état ​​émotionnel particulier ont tendance à être facilement rappelés au cours d’un état ​​émotionnel similaire, ultérieurement.

Depuis les années 90, les chercheurs en sciences cognitives et comportementales du monde entier ont reconnu que le quotient émotionnel (QE) et non pas le quotient intellectuel (QI) est le facteur décisif dans la réussite et l’épanouissement d’une personne. La neuroscience de pointe nous informe que le cerveau n’est pas le maître, et que l’apprentissage se fait à travers nos émotions. Parmi les plus connus promoteurs de l’intelligence émotionnelle : Le Dalai Lama, John Mayer, Dr. Peter Salovey, Daniel Goleman, Antonio Damassio.

Nous avons vécu jusqu’au présent sous l’hégémonie du cerveau. Nous sommes tous le résultat d’une société qui n’a pas pris en compte nos émotions. Pire, nous avons été éduqués à croire que nos émotions sont nos plus grands défauts, et qu’il faut les cacher pour réussir dans la vie.

La source du stress émotionnel chronique dans la société, des guerres, d’une économie en train de s’écrouler et de notre manque de joie dans la vie quotidienne demeure exactement dans cette approche cartésienne qui nous a fait tort à plus d’un titre.

Pour rétablir la balance dans notre société, il nous incombe de rétablir la balance chez nous d’abord, et nous aboutirons seulement si nous donnons à nos émotions autant de droits d’être éduqués qu’à notre cerveau. Seulement à ce moment-là nous serons complets et nous pourrons agir en harmonie avec nous-mêmes et avec les autres.

COMPRENDRE L’UNIVERS EMOTIONNEL

L’entière complexité de l’univers que nous habitons peut être résumée à deux grandes forces, à deux pôles diamétralement opposés, mais appartenant au même cercle de vie : le positif et le négatif, la lumière et le sombre, le bien et le mal, la connaissance et l’ignorance, avec leur intermédiaires.

Nos vies sont le miroir de l’interaction entre ces deux grandes forces.

Contrairement aux nombreux noms et catégories d’émotions proposées dans la littérature psycho-comportementaliste, je suis d’avis que nous sommes guidés dans nos vies que par deux grandes émotions : l’amour et la peur.

L’amour – le sentiment le plus élevé, marqué par la connaissance d’être unis dans le même cycle de vie universelle, par la joie d’appartenir et de partager. C’est l’intelligence du cœur.

La peur – le sentiment le plus bas, provenant de l’absence d’amour et de l’ignorance de l’unité qui se manifeste sous différentes formes : refus de remise en question, haine, faiblesse, manque de confiance, mépris, jalousie, compétition acerbe, agressivité, etc.

Si nous aimons, nous vivons en harmonie avec nous-mêmes et avec notre environnement. L’amour nous rend ouverts et réceptifs aux autres. Quand nous aimons, nous utilisons la plus grande partie de notre potentiel. Nous devenons créatifs et nous mettons notre créativité au service des autres. Quand nous aimons et que nous sommes aimés, nous florissions.

L’absence d’amour nous renvoie à la peur et nous met sur la défensive, souvent déguisée en attaque. Une fois le message de peur reçu, notre cerveau reptilien déclenche le processus de survie : fuir ou se battre. Le flux sanguin est envoyé davantage vers les membres que vers le cerveau. La raison perd pied exactement à cause de ce processus naturel de défense. Tant que la peur perdure, le processus de survie perdurera aussi, grâce à notre grande intelligence interne.

Il n’est pas souhaitable de généraliser, comme la psychologie l’a fait jusqu’à présent, et d’interpréter ce processus comme le résultat d’une ‘maladaptation émotionnelle’.

Nous ressentons à des niveaux surpassant nos 5 sens. Souvent, si notre corps-esprit ressent le danger, c’est qu’il y a un danger quelque part. Pas besoin d’une grande bête menaçant de nous manger. Il suffit d’une seule manifestation de manque d’amour qui nous rappelle la douleur causée, le danger de souffrance subie dans le passé, pour déclencher le processus.

Avec le temps, l’objet de notre peur a changé. Si l’homme de Cro-Magnon avait peur des animaux prédateurs, l’homme moderne a peur de ses semblables. La plus grande peur de notre société n’est plus la peur de la mort, mais la peur d’être rejeté, la peur du ridicule, la peur de ne pas être aimé et d’être ostracisé.

La peur nous renferme psycho – physiologiquement. Dans cet état nous sommes réactifs et non pas réceptifs. L’apprentissage est impossible.

Plus on sanctionne un enfant avec des mauvaises notes ou des remarques insensibles type « nul, très mal dit, etc. », ou plus on le force à répondre en classe malgré l’évidence qu’il n’est pas en mesure de répondre, plus on lui inflige une grande violence en l’humiliant publiquement – ce qui équivaut de nos jours à être devant la grosse bête en train de nous manger. Ce n’est pas étonnant que suite à de telles maladroites preuves de force par l’adulte, l’enfant change de comportement en classe et devienne soit absent, soit renfermé sur lui, se cachant pour échapper à de telles expériences douloureuses, soit déguise son mal-être en fanfaronnades et dérision, soit devienne agressif.

Dans ces cas, ce n’est pas l’enfant qui doit changer, mais les personnes, l’environnement qui le rabaisse (souvent inconsciemment), dans la peur plutôt que de lui inspirer de l’amour et de la confiance.

Un enfant pénalisé, humilié pour n’avoir pas compris la leçon, est un enfant mal aimé, mal traité, mal compris, mal apprécié. C’est l’enfant cassé par ses professeurs, et cet enfant aura une aversion viscérale contre l’apprentissage et contre ceux qui le représentent.

À son tour, cet enfant sera la cause du stress de ses professeurs et ses collègues, de ses parents et de la société dans laquelle il vit, projetant dans un continuum boule de neige cet manque d’intelligence émotionnelle qui se concrétiserait dans un manque d’acumen intellectuel aussi, favorisant des faibles performances professionnelles, le chaumage, les suicides, les maladies, affaiblissant le système social en général.

Moralité : Nous sommes tous le résultat de ces deux forces dans la vie. Nous avons tous une partie positive et une partie d’ombre.

Savoir les identifier et les respecter chez soi, c’est savoir les identifier et les respecter chez les autres.

Regarder l’être humain avec cette nouvelle prise de conscience est le premier pas vers une interaction saine dans une collectivité composée de multiples individus avec des origines et circonstances de vie différentes.

Dans cette démarche, en tant que parent et thérapeute, j’ai écrit Le Sage Roi, Le Sorcier Malephique Et Le Retour Du Prince comme un premier outil pour les parents, enseignants et enfants dans l’éducation ludique en intelligence émotionnelle.

Pour plus d’informations sur le livre ou pour organiser un atelier dans votre établissement, nous vous invitons de nous contacter.

Nous recevons maintenant les commandes pour les écoles pour l’année scolaire 2017-2018.

Format PDF – 9.90 €

Format papier – 14.99 €

Format audio MP3 – 12.99 €

Format CD – 14.95 €

Une remise serait accordée pour les commandes de plus de 50 livres.

 

Copyright Gratiela M. ROSU 2017 Auteur, Maitre Hypnothérapeute, Éducateur en Intelligence Émotionnelle, Coach en Santé Préventive et Gestion du Stress

 

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