STRESS – LE MONSTRE INVISIBLE À MILLE TÊTES

 

Le stress est reconnu comme le tueur no. 1 dans le monde, et pour y faire face, une pléthore de techniques ont été inventés le long des dernières décennies.

« La lutte contre le stress », « vaincre le stress », « gestion du stress », etc.

Tout le monde le traite avec une forme de révérence craintive, tout en déployant leurs meilleures armes pour le combattre, comme si ce phénomène que nous appelons le « stress » est une entité à part entière.

Mais est-il vraiment ?

S’il était une chose, sûrement nos brillants scientifiques auraient trouvé jusqu’à là où est-ce qu’il se cache. Comme une tumeur; le couper, prendre une pilule, le dissoudre, affaire close ! De même avec la dépression, le diabète ou l’hypertension artérielle, etc.

Ces conditions, sont-t-elles la cause, ou le résultat du stress ? Si elles sont la cause du stress, quelle serait alors leur cause ? Si elles sont le résultat, quelle est alors la cause réelle de ce que nous appelons le stress ?

La réponse est : le stress est un processus, pas une chose, et pour comprendre le processus, vous devez d’abord comprendre le processeurvous !

 

LES RELATIONS

Le stress est la principale cause de la rupture des relations et de la communication, que ce soit au travail ou à la maison avec votre conjoint et vos enfants.

Nous agissons depuis un mode de survie que nous adoptons inconsciemment pour faire face à nos facteurs de stress. Nous devenons moins tolérants envers les autres. Nous avons moins de temps pour écouter les besoins des autres. Nous sautons à des conclusions prématurées et biaisées. Par conséquent, aucune communication réelle n’est possible avec une personne qui se trouve dans cet état. Plus important encore, on retrouve ce même comportement dans la relation avec soi. Nous avons moins de temps pour prendre soin de nous-mêmes, et de conséquence, nous rejetons inconsciemment ceux qui le font; nous rentrons dans le domaine du blâme et du jugement d’autrui.

Dans ce mode contracté, nous perdons la connexion – l’un des facteurs les plus importants dans l’interaction humaine. Nous nous sentons connectés lorsqu’on est détendus. Nous apprécions notre environnement, nous sommes émus par la nature et par sa beauté.

Nous avons ces moments de paix intérieure et de joie ; le temps pour l’autoréflexion, qui est impossible dans un état de constriction.

Dans cet état de connexion, nous nous sentons plus proches de notre rôle divin. Nous percevons les autres depuis une position d’ouverture de cœur et d’esprit. Nous voyons leurs besoins aussi importants que les nôtres. Nous devenons plus tolérants des erreurs d’autrui. Parce que, grâce à l’autoréflexion, nous savons que nous avons fait des choses semblables à un moment donné, et nous reconnaissons l’importance d’être compris, non jugé, non libellé par l’état dans lequel nous sommes.

 

LES ENFANTS

Les enfants sont peut-être les victimes les moins reconnues de notre stress. Nous connaissons tous ses effets dévastateurs sur notre corps, mais peu a été écrit sur les effets secondaires du stress sur notre environnement, commencent par nos enfants.

Prenons par exemple une famille qui a du mal à payer ses mensualités ; exemple assez commun, malheureusement !

Le travail est incertain, et au-dessus, il ne paie pas assez pour répondre aux besoins quotidiens d’une famille. Les parents se consument en travaillant durement, et malgré leurs efforts, ils arrivent à peine à assurer la survie des besoins essentiels de la famille.

Cela implique souvent le manque de temps pour les enfants, pas de temps pour une bonne communication avec leur conjoint et une inquiétude constante sur « comment vais-je payer cette facture aussi ? »

L’enfant attend ses parents avec appréhension, sachant par expérience que leur présence signifie des cris. Une mauvaise note à l’école signifie plus de cris encore et des réprimandes. On lui dit peut-être qu’il est ingrat. Peut-être qu’on l’envoyé dans sa chambre pour faire ses devoirs. Imaginez comment vous travaillerez après votre patron vous a donné un tel « lavage ».

Ses besoins d’être aidé et compris dans ses moments de trouble ont été brutalement ignorés. Les seules options qui lui restent sont :

– Soit d’adopter le comportement des parents, le confondant pour du pouvoir, devenir ainsi un enfant, un adolescent et un futur adulte troublé, agressif, perturbateur ; certainement malade des conditions chroniques causés par ses sentiments de rejet, de manque d’estime de soi et par ses mécanismes d’adaptation à ses stresseurs (drogues, alcool, comportements déviants, etc.).

– Ou de se « fermer », d’intérioriser, se sentir responsable et coupable pour le comportement de ses parents, et à partir de là, continuer d’ où ils l’ont laissé : c’est-à-dire, dans la crise interne de dévalorisation, le doute de soi et la perte totale de confiance.

Des études scientifiques ont indiqué que dans une journée nous avons en moyenne 50-70 000 pensées; 34-48 pensées par minute. Il est désormais reconnu par tous les domaines scientifiques que nos pensées et nos émotions contrôlent notre réalité, notre corps et la qualité de notre vie.

Nous sommes une centrale nucléaire qui peut brûler la baraque ou peut nous envoyer sur la lune. Sans le manuel d’instructions sur la façon de la faire fonctionner, nous sommes susceptibles de l’abuser et donc de souffrir.

Il n’est pas le « stress » ou « la dépression » ou « la maladie » que nous devons comprendre. C’est sur nous que nous devons apprendre, découvrir et investir.

En fin de compte, nous devrions commencer par le début : soi-même, écoutant les conseils dès nos plus sages :

 

« Homme, connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et Dieu. »

Pythagore

 

Copyright, Gratiela M. Rosu,

Auteur, Educateur en santé preventive, Thérapeute, Fondatrice de la CWS Coaching*

 

 

 

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